ACTUALITE EDUCATIVE
Mai 2010
www.lelivrescolaire.fr : deux manuels scolaires numériques gratuits, pour la rentrée 2010
www.lelivrescolaire.fr : deux manuels scolaires numériques gratuits, pour la rentrée 2010
« Lelivrescolaire.fr », éditeur indépendant lancé en septembre 2009, mettra sur le marché, mi-mai 2010, avec l'ouverture de son site internet, deux manuels numériques disponibles pour la classe de cinquième en vue de la rentrée 2010 : histoire-géographie et français. Principales innovations, selon Lelivrescolaire.fr : l'utilisation gratuite pour les professeurs et les élèves de l'intégralité du contenu et des fonctionnalités, ainsi que le mode de fabrication des manuels.
Les manuels numériques en web 2.0 seront consultables directement du site internet ; aucun téléchargement ou installation ne sera requis. Il sera donc possible de « vidéo projeter » de façon interactive le manuel en classe, de demander aux élèves de faire les exercices en ligne à la maison puis d'en récupérer les résultats, de réviser face à un ordinateur, avec un iPhone ou n'importe quel terminal mobile. Il sera aussi possible de télécharger le manuel numérique et de l'utiliser sans être connecté. A suivre ....
BO Spécial sur les nouveaux programmes de seconde pour la rentrée 2010
BO spécial sur les nouveaux programmes de seconde
Un BO spécial est publié le jeudi 29 avril 2010, portant sur les programmes d'enseignement de la nouvelle classe de seconde générale et technologique qui entrera en vigueur à la rentrée 2010. Une note de présentation détaille en outre la vocation, la pédagogie et l'évaluation des enseignements d'exploration.
ENSEIGNEMENTS COMMUNS
- Histoire-géographie
http://www.education.gouv.fr/cid51320/mene1007258a.html
- Physique-chimie
http://www.education.gouv.fr/cid51321/mene1007262a.html
- Sciences de la vie et de la Terre
http://www.education.gouv.fr/cid51319/mene1007274a.html
ENSEIGNEMENTS COMMUNS, D'EXPLORATION ET FACULTATIFS
- Langues vivantes
http://www.education.gouv.fr/cid51335/mene1007260a.html
- Éducation physique et sportive
http://www.education.gouv.fr/cid51336/mene1007245a.html
ENSEIGNEMENTS D'EXPLORATION
- Sciences économiques et sociales
http://www.education.gouv.fr/cid51332/mene1007270a.html
- Principes fondamentaux de l'économie et de la gestion
http://www.education.gouv.fr/cid51329/mene1007269a.html
- Santé et social
http://www.education.gouv.fr/cid51324/mene1007267a.html
- Biotechnologies
http://www.education.gouv.fr/cid51325/mene1007242a.html
- Sciences et laboratoire
http://www.education.gouv.fr/cid51331/mene1007271a.html
- Littérature et société
http://www.education.gouv.fr/cid51322/mene1007261a.html
- Sciences de l'ingénieur
http://www.education.gouv.fr/cid51330/mene1007275a.html
- Méthodes et pratiques scientifiques
http://www.education.gouv.fr/cid51328/mene1007265a.html
- Création et innovation technologiques
http://www.education.gouv.fr/cid51323/mene1007243a.html
- Création et activités artistiques
http://www.education.gouv.fr/cid51333/mene1007244a.html
- Arts du cirque
http://www.education.gouv.fr/cid51326/mene1007240a.html
- Création et culture design
http://www.education.gouv.fr/cid51327/mene1007256a.html
ENSEIGNEMENT FACULTATIF
- Arts
http://www.education.gouv.fr/cid51334/mene1007239a.html
Fournitures scolaires rentrée 2010/10
Dans la continuité des actions menées depuis quelques années pour alléger les charges qui pèsent sur les familles à la rentrée scolaire et réduire de façon conséquente le poids du cartable, la liste des fournitures individuelles demandées par les professeurs doit impérativement être limitée et simplifiée. C'est pourquoi l'opération « les essentielles de la rentrée » est reconduite cette année. Une liste des fournitures scolaires essentielles, équipement ou consommables, a été dressée par niveau d'enseignement. Cette liste, sensiblement identique à celle de 2009, Pour en savoir plus
Carte scolaire 1er degré rentrée 2010
Prévision ouvertures / fermetures de classes état au 25 mars 2010
Mars 2010
Circulaire de rentrée 2010
La circulaire du ministère de l'Education nationale du 16 mars qui concerne les priorités de la rentrée scolaire 2010 conforte les réformes engagées ces dernières années et confirme les deux grandes en cours : la réforme du lycée et la refonte de la formation des enseignants.
Les mesures concrètes mises en œuvre à la rentrée 2010 s’articulent autour de cinq principes directeurs :
- maîtriser les fondamentaux et ancrer l'éducation artistique et culturelle,
- personnaliser les parcours scolaires,
- responsabiliser les équipes et les élèves à tous les niveaux,
- accélérer le développement du numérique à l'école,
- renforcer la politique de santé et la pratique du sport.
Ces principes se déclinent en priorités par niveau d'enseignement : à l'école primaire, au collège et au lycée.
Un an après la rénovation de la voie professionnelle (une formation en trois ans "seconde, première et terminale professionnelles" au lieu de quatre "deux ans de BEP suivis de deux ans de bac pro"), la réforme des voies générale et technologique constitue pour cette rentrée 2010 la seconde étape de la modernisation du lycée. Cette réforme entrera en vigueur de façon progressive sur trois années scolaires et pour la classe de seconde dès la rentrée de septembre.
La réforme du lycée ambitionne d'assurer mieux qu'aujourd'hui la réussite de chaque lycéen. La circulaire liste ainsi l'ensemble des mesures qui doivent permettre de lutter contre l'absentéisme, le décrochage scolaire et d'orienter au mieux, grâce à un suivi personnalisé, chaque lycéen vers les trois voies de formation (générale, technologique ou professionnelle).
En ce qui concerne le primaire, la circulaire encourage à l'organisation de la semaine en neuf demi-journées (du lundi au vendredi en incluant le mercredi matin). Il est ainsi précisé que les recteurs et les inspecteurs d'académie seront attentifs à la gestion des rythmes scolaires, en relation avec les collectivités locales, les parents d'élèves et les enseignants. En visant avant tout l'intérêt de l'enfant, ils étudieront les formules les plus adaptées aux besoins de l'élève. Par ailleurs, la circulaire rappelle les mesures gouvernementales (dans le cadre de la dynamique Espoir Banlieues "internats d'excellence", "cordées de réussite") prises en faveur des élèves issus des milieux socialement défavorisés, en rappelant le rôle des autorités académiques qui doivent contribuer à alimenter la réflexion des collectivités territoriales de manière à favoriser une évolution de la sectorisation dans le sens d'une plus grande mixité sociale.
La lutte contre la violence à l'école demeure également une priorité pour l'année scolaire 2010-2011. Les mesures ainsi prévues par la circulaire n° 2009-137 du 23 septembre 2009 doivent être effectives, notamment les équipes mobiles de sécurité constituées au sein des académies et les diagnostics de sécurité dans chaque établissement scolaire. La réalisation des préconisations issues de ces diagnostics doit faire l'objet d'un travail approfondi avec les collectivités territoriales
Ces dernières sont enfin appelées dans la circulaire à être des partenaires actifs dans le développement de l'éducation numérique des élèves et donc des espaces numériques de travail (ENT). L'accès aux nouvelles technologies pour chaque élève (utilisation d'internet, du cahier de texte numérique qui devra être généralisé dans tous les établissements à la rentrée 2010) est en effet une priorité de l'Education nationale.
Février 2010
Les livres scolaires devront être imprimés sur papier recyclé ou issu de forêts gérées durablement
À compter du 1er janvier 2011, toute impression ou réimpression de livres scolaires devra impérativement être faite à partir de papier recyclé ou issu de forêts gérées durablement. Cet amendement a été adopté par la commission du Développement durable de l'Assemblée nationale, mercredi 3 février 2010, dans le cadre de l'examen du projet de loi Grenelle II.
Janvier 2010
Généralisation des ENT en Ile de France
Les notes, les emplois du temps, les cours ou les cahiers de textes des classes de tous les lycées d'Ile-de-France seront bientôt accessibles en ligne, grâce à un "espace numérique de travail". Baptisé Lilie et accessible à l'adresse http://lilie.iledefrance.fr, il permettra à tous les membres de la communauté éducative, à partir de n'importe quel ordinateur connecté à internet, d'accéder à tout ce qui fait la vie quotidienne de l'établissement : cahier de texte de la classe, emplois du temps, absences et retards, notes, cours ou d'autres documents pédagogiques.
Le déploiement de ce logiciel dans l'ensemble des 471 lycées franciliens se fera en trois ans et 60 établissements volontaires ouvriront le bal à la rentrée prochaine, mais le cahier de textes numérique de chaque classe sera lui disponible dès la rentrée 2010 dans tous les lycées de la région.
Pour avoir accès à ces données, l'utilisateur disposera d'un code d'accès personnel, avec identifiant et mot de passe, et ne pourra accéder qu'aux données qui le concernent directement. Un élève n'aura ainsi pas accès aux notes du reste de la classe. S'ils le souhaitent, les parents pourront voir les notes de leurs enfants, mais après un délai de 48 heures.
Lilie est aussi une plate-forme interactive, qui permettra aux membres de la communauté éducative d'échanger 24 heures sur 24.
Décembre 2009
TICE : Référentiel d'équipement de l'école et du collège
Le ministère de l’éducation nationale vient de diffuser un référentiel « matériel et organisation des TICE », véritable outil de dialogue, d’abord en interne dans l’éducation, mais aussi entre les acteurs de l’éducation nationale et des collectivités territoriales. Ce référentiel est destiné à aider les acteurs concernés au niveau local par l’équipement de l’établissement ou de l’école.
En effet, les Technologies de l’Information et de la Communication sont aujourd’hui présentes dans toutes les écoles et dans tous les collèges pour les missions d’administration comme d’enseignement. Leur mise en œuvre est notamment incontournable dans le cadre de l’acquisition des compétences du socle qui rend le B2i collège obligatoire pour l’obtention du diplôme national du brevet (DNB). Il convenait donc, dans ce contexte, de définir un équipement de l’établissement ou de l’école adapté aux besoins des utilisateurs, aux objectifs du système éducatif et en cohérence avec le projet d’établissement ou d’école et la politique TICE de l’académie.
Ce référentiel est destiné à aider les acteurs concernés au niveau local par l’équipement de l’établissement ou de l’école. C’est un outil sur lequel il leur est possible de s’appuyer pour assurer un équipement adapté aux besoins, en cohérence avec les grands objectifs et l’organisation mise en place dans le système éducatif.
Le référentiel fera l’objet de mises à jour régulières pour s’adapter aux évolutions des technologies et des usages, mais aussi pour mieux prendre en compte les besoins des acteurs concernés. Les retours d’expériences de mise en œuvre de la part des acteurs de l’éducation nationale et des collectivités territoriales sont donc particulièrement attendus.
Une synthèse des retours sera mise en ligne sur le site sdtice-is@education.gouv.fr, sur une base mensuelle dans un premier temps.
Voir le référentiel collèges
Voir le référentiel écoles
Novembre 2009
Jeux dangereux : des propositions pour lutter contre ce fléau
Afin de prévenir et de lutter efficacement contre les jeux dangereux qui tuent chaque année plusieurs enfants, des parlementaires ont, au travers d'un rapport, fait un état des lieux du phénomène et proposent plusieurs pistes de réflexion pour éviter de nouveaux drames.
Demandes de certificats médicaux en milieu scolaire
Un instruction du 30 octobre 2009 rappelle les conditions dans lesquelles un certificat médical peut, ou non, être demandé aux familles.
Entrée à l'école maternelle : Le certificat médical préalablement demandé au médecin de famille pour cette admission n'est plus nécessaire.
Entrée à l'école élémentaire : Seul est nécessaire au moment de l’inscription un certificat médical attestant que l'enfant a bénéficié des vaccinations obligatoires.
Sorties scolaires : aucune nécessité d'un certificat médical pour la participation à ces activités.
Absences : les certificats médicaux ne sont exigibles que dans les cas de maladies contagieuses (coqueluche, rougeole, oreillons, rubéole, etc.).
Pratique de l'éducation physique et sportive : seuls les élèves qui invoquent une inaptitude physique doivent justifier par un certificat médical le caractère total ou partiel de l'inaptitude. Sinon, aucun certificat médical d'aptitude n'est requis dans le cadre de l'EPS.
Voir la note dans son intégralité
Information des parents lors des accidents scolaires
La circulaire n° 2009-154 du 27 octobre 2009 rappelle les règles à suivre en cas d’accident scolaire en matière :
- de premiers soins,
- de soutien aux parents,
- de nécessité de communiquer le rapport d'accident dans un délai raisonnable,
- de communication obligatoire aux parents des élèves en cause, que ces derniers soient auteurs ou victimes de l'accident, du rapport d'accident,
- de conservation des documents,
- de suivi des accidents scolaires.
Octobre 2009
Sécurisation des établissements scolaires et suivi de la délinquance
Afin de prévenir et de lutter efficacement contre les faits particulièrement graves qui se déroulent dans un certain nombre d'établissements scolaires, il est nécessaire de développer de manière significative les politiques partenariales engagées entre le ministère de l'éducation nationale et le ministère de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales. Dans ce cadre, une récente circulaire propose que les dispositifs de sécurité mis en oeuvre par les établissements scolaires s'organisent autour des cinq axes prioritaires suivants :
- la réalisation de diagnostics de sécurité dans tous les établissements scolaires,
- la généralisation des policiers ou gendarmes référents,
- la systématisation des opérations de sécurisation aux abords des établissements,
- la formation des personnels d'encadrement des établissements aux problématiques de sécurité et à la gestion de crise,
- le suivi de la délinquance.
Pour contribuer à ces missions, des équipes mobiles académiqques de sécurité, pluridisciplinaires et interministérielles, seront mises en place dans tous les rectorats, afin notamment d'apporter un soutien au chef d'établissement en situation de crise ou de contribuer à la réalisation des diagnostics de sécurité.
Continuité de l'accompagnement scolaire des élèves handicapés
Une circulaire récente est venue préciser les modalités de mise en œuvre du dispositif prévu par le décret n° 2009-993 du 20 août 2009 portant application du dernier alinéa de l'article L. 351-3 du code de l'éducation. L'article 44 de la loi n° 2009-972 du 3 août 2009 relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique vient compléter l'article L.351-1 du code de l'Education, concernant l'accompagnement des élèves handicapés à l'école, en autorisant sous certaines conditions des associations à assurer par la voie conventionnelle cet accompagnement. Le décret n° 2009-993 du 20 août 2009 portant application du dernier alinéa de l'article L.351-3 du code de l'éducation ayant été publié le 23 août 2009, la circulaire précise les conditions dans lesquelles les associations ayant signé une convention-cadre avec le ministère de l'éducation nationale peuvent recruter un personnel pour assurer les fonctions d’Auxiliaire de Vie Scolaire, et les modalités concrètes de mise en oeuvre de ce nouveau dispositif.
Rénovation de la voie professionnelle à compter de la rentrée 2009 - Diplôme intermédiaire (CAP, BEP)
Au cours du cycle de préparation du baccalauréat professionnel en 3 ans, les élèves devront se présenter obligatoirement et les apprentis facultativement aux épreuves d'un diplôme de niveau V (CAP ou BEP). Les conditions de mise en œuvre de la formation et de la certification relatives à ce diplôme intermédiaire viennent d'être précisées dans une note de service du ministère.
Mise en oeuvre dans les écoles du contrat du 25 septembre 2008 sur la reproduction par reprographie d’œuvres protégées
En application de la loi n° 2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales (article L.211-8 du code de l'éducation), il incombe à l'Etat de prendre en charge les droits dus en contrepartie de la reproduction par reprographie à usage pédagogique d’œuvres protégées dans les écoles publiques et privées sous contrat. Ces droits sont fixés par contrat passé entre l'Etat, le Centre français d'exploitation du droit de copie (CFC) et la Société des éditeurs et auteurs de musique (SEAM). Une circulaire explicite les termes du nouveau contrat signé le 25 septembre 2008 pour une durée de 3 ans (1er janvier 2008 au 31 décembre 2010). Elle attire notamment l'attention des directeurs d'écoles et des enseignants sur la nécessité de limiter l'usage des photocopies.
Septembre 2009
Nouveautés pédagogiques dans les collèges et lycées
Quelque 5,3 millions de collégiens et lycéens viennent d’effectuer leur rentrée. Outre la refonte du bac professionnel, les nouveautés pédagogiques dans le second degré concernent :
- De nouveaux programmes au collège : ils sont mis en place en sixième pour le français, l'histoire-géographie, l'éducation civique et dans toutes les classes de collège pour les mathématiques, la physique-chimie et les sciences de vie et de la Terre. L’objectif affiché est de revenir à certains fondamentaux, afin de " garantir l'acquisition du socle commun de connaissances ".
- Davantage d'outils d'orientation : Expérimenté en 2008-2009, le parcours de découverte des métiers et des formations est généralisé à tous les élèves de la cinquième à la terminale. Ce dispositif intègre des séquences d'observation en milieu professionnel, des entretiens personnalisés d'orientation et des actions d'information. Le site Internet, www.monorientationenligne.fr permet également aux élèves de " chatter " ou de se mettre en relation téléphonique avec un conseiller d'orientation.
- L'enseignement des arts obligatoire : En 2009-2010, l'enseignement de l'histoire des arts devient obligatoire pour tous les collégiens et lycéens, avec comme objectif la maîtrise des repères historiques, méthodologiques et culturels indispensables à la compréhension des œuvres.
- L’amélioration de la sécurité : Une " équipe mobile académique " sera constituée durant l'année scolaire dans chaque rectorat. Placée sous l'autorité du recteur et composée de 20 à 50 personnes, elle devra pouvoir " intervenir rapidement " dans les établissements scolaires confrontés à des incidents graves ou des violences.
- Les internats d'excellence : Imaginé dans le cadre du plan Espoir Banlieues, ce type de structure vise à accueillir les élèves de quartiers défavorisés disposant d'un fort potentiel scolaire, en leur proposant un accompagnement spécifique. Quelque 2.500 places de ce type doivent être créées d'ici à 2011.
Expérimentation des manuels numériques au collège dans 21 départements
Le ministre de l'Education nationale a lancé le 4 septembre une expérimentation sur l'utilisation des manuels numériques au collège dans 21 départements, avec comme objectif de faire passer au numérique l'ensemble des établissements scolaires d'ici 2012.
A l'école, l'enseignant projette le manuel sur un tableau numérique interactif. Il a ainsi accès à des ressources multimédias, des vidéos, des cartes animées, pour personnaliser son cours.
A domicile, l'élève peut recourir à la version numérique du livre par internet.
Le ministre souhaite qu'à terme tous les collèges et lycées soient équipés d'espaces numériques de travail (ENT), des portails auxquels ont accès, avec un code, les élèves, parents et enseignants d'un établissement. Sur les ENT, ils peuvent dialoguer entre eux ou tenir des cahiers de textes numériques.
1.000 établissements scolaires disposent actuellement d'un ENT, ce qui représente 1,5 millions de comptes (élèves, enseignants, parents...). A terme, près de 30 millions de comptes pourraient être en activité.
Tous les éditeurs ont publié pour la rentrée des versions numériques des manuels scolaires de 6ème dans quatre matières (français, histoire, géographie, éducation civique), à la faveur des changements de programmes cette année.
Le ministère a dépensé 430.000 euros pour payer aux éditeurs les droits permettant aux élèves participant à l'expérimentation pilote d'avoir accès aux manuels numériques.
En 2006, la France se situait au 21ème rang des pays européens pour l'usage des technologies de l'information et de la communication dans l'éducation.
Août 2009
Existe t’il un lien entre les allergies respiratoires et l'échec scolaire ?
La rhinite allergique pourrait-elle handicaper la réussite scolaire ? C'est du moins le ressenti des élèves qui en souffrent. Interrogés sur l'impact de leur pathologie sur leur scolarité, 18 % des enfants allergiques évoquent un frein dans leur scolarité directement imputable à leur maladie. Un constat qui incite à consulter rapidement un allergologue afin de bénéficier d'une bonne prise en charge le malade... et d'une année scolaire sereine.
Eternuements, obstruction nasale chronique, écoulements continus, fatigue, difficultés respiratoires, troubles du sommeil... Ces symptômes pèsent lourdement sur le quotidien des élèves et notamment sur leur réussite scolaire. Plus de 40 % des jeunes allergiques (qui représentent tout de même 22 % des jeunes Français interrogés par CSA) reconnaissent avoir été gênés dans leurs révisions, avoir manqué des cours et avoir éprouvé des problèmes de concentration durant leurs périodes d'examen. En effet, ces dernières coïncident avec le printemps, saison tant redoutée par les allergiques.
La rentrée qui approche à grand pas n'est pas synonyme de répit pour les allergiques puisque certains pollens, comme les ambroisies, sont encore présents, sans oublier que bien des allergiques sont sensibles aux acariens, présents tout au long de l'année à la maison.
C'est pourquoi le Comité Français d'Observation des Allergies (CFOA) et la Fédération des Parents d'Elèves de l'Enseignement Public (PEEP) insistent sur le rôle clé de l'allergologue dans le suivi médical des élèves. Il permet de qualifier la nature de l'allergie au moyen de tests divers et variés et de proposer une prise en charge adaptée. Face aux symptômes handicapants des allergies respiratoires, des solutions existent. Autant les mettre en oeuvre le plus rapidement possible pour offrir à votre enfant toutes ses chances de réussite !
Source : Enquête "Allergies respiratoires et Baccalauréat" réalisée par téléphone auprès de 1002 personnes âgées de 18 à 29 ans ayant récemment passé le baccalauréat, du 26 mai au 3 juin 2009 par l'institut CSA pour le Comité Français d'Observation des Allergies (CFOA) et la Fédération des Parents d'Elèves de l'Enseignement Public (PEEP),
Juillet 2009
Grandes orientations de la circulaire de rentrée 2009
Les orientations de la rentrée 2009 ont été précisées dans une note, envoyée fin mai aux recteurs et inspecteurs d'académie, ainsi qu'aux directeurs départementaux de l'Éducation nationale et aux chefs d'établissement.
Si la rentrée 2008 avait vu l'entrée en vigueur de nombreuses nouveautés dans le primaire (programmes révisés, mise en œuvre de l'aide personnalisée et du système minimal d'accueil, évaluations en CE1 et CM2), celle qui va débuter doit permettre l'extension des mesures d'accompagnement individualisé. Elle sera également marquée par la réforme de la voie professionnelle.
Répondre aux enjeux de société
Parmi ses missions prioritaires, l'Éducation nationale entend assurer la réussite scolaire des élèves socialement défavorisés. L'assouplissement de la carte scolaire dans le secondaire et la poursuite des initiatives engagées dans le cadre du plan « Espoir banlieues » doivent y concourir. Dans le même esprit, l'accès aux technologies numériques sera facilité, l'enseignement des langues vivantes et l'encouragement à la mobilité seront renforcés.
Par ailleurs, la politique d'évaluation des connaissances et des compétences sera intensifiée. Ainsi, à compter de la session 2010, le diplôme national du brevet comportera deux séries (enseignement général et professionnel) et permettra d'attester la maîtrise des sept compétences du socle commun. Il comprendra en outre une épreuve d'histoire des arts.
La généralisation de l'éducation au développement durable sera poursuivie et intégrée aux programmes d'enseignement.
Enfin, la mise en place d'un baccalauréat en trois ans et des lycées des métiers, le renforcement de l'offre des CAP ainsi que l'introduction d'un accompagnement personnalisé doivent rendre à la filière professionnelle ses lettres de noblesse.
Mieux accompagner
Un effort particulier sera consenti en direction des élèves en difficulté. L'aide personnalisée en primaire et les stages de remise à niveau pendant les vacances sont notamment confirmés. L'accompagnement éducatif sera également pérennisé. Il s'exercera dans quatre domaines : l'aide aux devoirs et aux leçons, la pratique sportive, la pratique artistique et culturelle ainsi que, pour les collégiens, la pratique orale de l'anglais.
Tout en poursuivant l'apprentissage du socle commun de compétences, les élèves en très grande difficulté se verront proposer, dès la classe de 5ème, des activités technologiques devant leur permettre d'accéder en troisième à une formation diplômante. Le dispositif de réussite scolaire sera reconduit dans 200 lycées professionnels, généraux et technologiques accueillant des élèves qui rencontrent des difficultés scolaires et sociales particulières.
Enfin, des actions seront également menées pour lutter contre l'absentéisme et le décrochage scolaire. A cet effet, cinq mille médiateurs de réussite scolaire seront recrutés par les établissements sous statut de contrat aidé.
Des élèves bien dans leur vie
Afin que chaque élève puisse tracer le parcours correspondant le mieux à ses compétences et à ses envies, de nombreux dispositifs d'aide à l'orientation seront mis à la disposition des familles. L'Onisep offrira ainsi un service d'aide par téléphone (0810 012 025), ainsi qu'un site Internet (www.monorientationenligne.fr). La pratique des entretiens personnalisés sera généralisée en 3ème, 1ère et terminale, de même que le parcours de découverte des métiers et des formations mis en place l'an dernier. Une banque de stages et des dispositifs de pré-apprentissage doivent également voir le jour.
Enfin, la lutte contre toutes les formes de violence et de discrimination sera renforcée. L'école devra aussi aider les élèves à prendre en charge leur santé, qu'il s'agisse de la prévention des conduites addictives, de l'éducation à la sexualité ou à la nutrition, ou d'une incitation à une pratique sportive régulière. La sensibilisation aux bonnes postures et la formation aux premiers secours compléteront ce volet sanitaire de l'éducation.
Des actions de soutien permettront d'associer les parents d'élèves à la réussite de leurs enfants.
Juin 2009
Vers une interdiction du téléphone mobile dans les écoles
Le ministère de la santé a, dans le cadre du Grenelle des ondes, annoncé l’interdiction de l’usage du portable à l'école primaire. Le Grenelle des ondes rassemble l'ensemble des industriels et des associations de consommateurs sur la question des ondes de téléphones mobiles. Actuellement, chaque école peut inscrire ou non cette interdiction dans son règlement intérieur. Désormais, toutes les écoles devront s'y soumettre. Le ministère de l'éducation nationale étudie deux pistes pour la mise en œuvre de cette décision. Elle pourrait être inscrite dans une circulaire, mais les fédérations de parents s'étaient opposées à un récent projet de circulaire allant dans ce sens. Le ministère se propose donc d'intégrer cette mesure dans le « règlement départemental type», qui sera généralisé à la rentrée dans chaque inspection d'académie.
ORIENTATION : 26 mesures pour améliorer le dispositif d'orientation active
Le délégué interministériel à l'orientation (DIO), Bernard Saint-Girons a, dans un rapport remis le 25 mai à Valérie Pécresse, tiré un bilan mitigé de l'orientation active. Si ce dispositif mis en place progressivement depuis trois mois est « clairement un succès, dans la mesure où il a permis d'améliorer sensiblement l'information des élèves en créant une dynamique dans la relation lycée-université», il «n'a pas encore atteint tous ses objectifs ni produit tous ses effets », selon Bernard Saint-Girons. Ce dernier juge en effet que la simultanéité des phases de conseil et de préinscription via l'outil "Admission post-bac" et les contraintes de calendrier qui en découlent ne permettent pas de l'inscrire dans la durée ni de donner au futur étudiant le temps de faire évoluer son projet de poursuite d'étude. Le DIO fait donc 26 propositions pour améliorer le dispositif. Il préconise avant tout de réaménager le calendrier de l'orientation active. Dès l'année de 1ère, dans l'ensemble des lycées serait organisée une découverte progressive des formations post-baccalauréat (journée portes ouvertes, conférences, etc.). A partir de janvier, ces élèves de 1ère pourraient dialoguer avec les établissements du supérieur. En terminale, les lycéens pourraient poursuivre leur dialogue avec les universités à l'automne et obtenir un ou plusieurs entretiens. C'est seulement ensuite, une fois bien informé, que les élèves pourront se préinscrire via le portail «Admission post-bac». Le DIO propose ensuite d'assurer un suivi des étudiants pendant leur première année dans le supérieur afin de les aider à se réorienter si nécessaire. Enfin, afin d'améliorer l'orientation active au sein des universités, il encourage la ministre de l'enseignement supérieur à évaluer les établissements, en particulier sur cette politique d'établissement.
Projet de Code de la paix scolaire
le ministère de l'Éducation nationale a confié la rédaction de ce texte au recteur de Montpellier, Christian Philip, sur la base des travaux préparatoires remis à l'automne 2008 par le magistrat Laurent Huet. Ce code vise à unifier les règlements intérieurs des établissements scolaires. Selon le ministère, ce document intégrera les nouvelles règles de fonctionnement d'un établissement et un rappel de l'existant, comme par exemple la composition d'un conseil de discipline ou la définition d'un règlement intérieur. En cours de rédaction, il sera diffusé à l'automne entre le 15 octobre et le 15 novembre dans les établissements scolaires.
Parmi les mesures nouvelles, il est envisagé la création d'une commission disciplinaire consultative, plus souple et plus réactive qu'un conseil de discipline, la mise en œuvre de la responsabilité civile des parents et des solutions pour réduire au maximum l'exclusion de l'élève de l'espace scolaire.
Composé d'environ 200 pages, ce code expliquera aux collégiens et aux lycéens dans une langue accessible le fonctionnement d'un établissement, ainsi que les « droits et les devoirs » des élèves. Il sera accompagné d’un guide dans lequel chaque thème (délégué, conseil de discipline, droit d'expression, etc.), sera traité en une ou deux pages maximum. Le guide présentera la règle de droit extraite du Code de l'Éducation nationale, suivie d'une explication de cette règle et d'illustration par un exemple concret.
Pour des raisons de coût, le code ne sera cependant pas distribué gratuitement à tous les élèves. Ce sera donc également un texte destiné aux adultes qui pourront l'utiliser pour expliquer les règles de l'établissement.
Résultats du baccalauréat 2008
Avec 622 000 candidats et 519 000 lauréats, le taux de réussite à la session 2008 du baccalauréat atteint 83,5 %. Ce taux est supérieur à ceux de toutes les sessions précédentes.
Tous baccalauréats confondus, les candidats, comme les bacheliers, sont moins nombreux qu'en 2007. Dans la filière générale, la réussite atteint 87,9 % (+ 0,2 point par rapport à 2007).
Le nombre de candidats et de lauréats y est globalement en baisse, à l'exception des séries scientifiques. Une baisse conjointe de présentés et d'admis se produit aussi pour le baccalauréat technologique où, pourtant, la réussite augmente et atteint pour la première fois un niveau supérieur à 80% (+ 1 point par rapport à 2007). La réussite au baccalauréat professionnel perd 1,5 point : les admis y sont moins nombreux alors que le contingent de candidats est stable par rapport à 2007. La proportion de bacheliers dans une génération fléchit légèrement.
En 2008, 63,6 % des jeunes d'une génération obtiennent le baccalauréat : 34,4% dans une série générale, 16,6% dans une série technologique, 12,6 % dans une série professionnelle.
Voir l'étude détaillée du ministère
http://media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/2009/76/0/NI0910_56760.pdf
Mai 2009
Quand la FCPE s'oppose aux familles !
Lors du Conseil Inter Académique de l'Education Nationale d'Ile de France, qui s'est tenu le 11 mai, la PEEP a soumis au vote un voeu appelant à la reprise des cours dans les Universités et à la tenue normale des examens.
Ce faisant, la PEEP se faisait le porte parole de toutes les familles désespérées de voir leurs enfants dans l'incapacité de suivre leurs cours et risquant de perdre le bénéfice d'un semestre de formation.
Si la plupart des syndicats modérés (UNSA, CFDT, CGC) s'est abstenue sur ce voeu, la FCPE, fédération de parents, a choisi de voter avec les syndicats les plus radicaux CONTRE cet appel à la reprise des cours.
Etonnant ? Pas tant que çà !
Organisation de la fin de l'année scolaire dans les lycées
Information obsolète : voir le calendrier 2010
Avril 2009
Création de naques académiques de stages
Afin de favoriser l'insertion professionnelle de tous les élèves et de permettre une plus grande équité dans l'accès aux stages, chaque académie devra proposer, en 2009, une banque de stages pour les collégiens de troisième, les lycéens et les étudiants des sections de techniciens supérieurs (S.T.S.). La création de cet outil doit être assortie d'actions d'information et d'appui, en particulier en direction des élèves des quartiers défavorisés. Pour être pleinement efficace, cette mesure nécessite de développer un partenariat étroit avec les acteurs du monde du travail et de s'appuyer sur une mise en réseau informatique des ressources disponibles.
Cette disposition a été annoncée dans le cadre de la circulaire relative à la deuxième phase du volet éducation de la dynamique « Espoir banlieues »
SEGPA : Orientations pédagogiques pour les enseignements généraux et professionnels adaptés dans le second degré
Pour l’aider à construire un projet personnel d'orientation, chaque collégien en section d'enseignement général et professionnel adapté (SEGPA) reçoit une formation précise. Cette formation conjugue à la fois un enseignement général et des enseignements complémentaires.
Une circulaire ministérielle définit les principes d’organisation pédagogiques, l’acquisition du socle commun et la préparation à l’accès à une formation professionnelle.
Mars 2009
Création d'une plate-forme téléphonique pour l'orientation
le ministre de l'Education nationale a annoncé la création d’une plate-forme téléphonique nationale en matière d'orientation et l’instauration d’un "bilan personnel d'orientation" pour chaque élève de 3ème.
La nouvelle plate-forme (numéro Azur 0810.012.025) sera ouverte du lundi au vendredi de 9h00 à 20h00. En place depuis le 16 mars pour la région Picardie, elle sera généralisée en septembre. Les intervenants au bout du fil seront soit des conseillers d'orientation, soit des personnels de l'Onisep. Cette plate-forme concernera tous les niveaux de scolarité.
Parallèlement, le ministère va expérimenter dans l'académie de Limoges durant l'année scolaire 2009-2010 un "bilan personnel d'orientation pour chaque élève de 3ème", appelé "Portrait d'avenir". Ce bilan servira à proposer à l'élève un stage à l'occasion des vacances de printemps, distinct du stage obligatoire d'observation en milieu professionnel et permettant au collégien de confirmer ou d'amender ses choix.
« Guide à l’usage des parents : votre enfant à l’école maternelle »
Le ministère vient de diffuser un « Guide à l’usage des parents : votre enfant à l’école maternelle », conçu par l’Association générale des enseignants des écoles et classes maternelles publiques ( A.G.E.E.M. ). Cette publication permet de répondre aux questions des parents dont les enfants entrent à l'école maternelle :
L’école maternelle au quotidien
- L’école maternelle dans l’école primaire
- L’école maternelle et la petite enfance
- Inscrire son enfant à l’école maternelle
- Devenir parent d’élève
- Le respect des besoins des enfants
- L’organisation de la journée à l’école
- L’école maternelle, espace de prévention
- L’accueil de la différence
Le guide aborde enfin les programmes de 2008
- Des savoirs et des contenus d’apprentissage adaptés
- La grande section
- Des adultes formés à haut niveau
Fournitures scolaires et égalité des chances
Dans le cadre de sa scolarité, chaque élève doit disposer de fournitures individuelles acquises sur demande des professeurs. Pour protéger le pouvoir d’achat des familles et alléger les cartables, une démarche de modération de cette demande a été engagée en 2007.
Pour la rentrée 2009, une liste des fournitures scolaires essentielles, a déjà été dressée et publiée au BO du 27 février 2009. Afin de favoriser une réelle égalité des chances à l’école, les enseignants sont invités à s'y référer.
Voir l'instruction et la liste
Février 2009
Elèves de terminale : mise en œuvre de l’orientation active
La réussite des étudiants à l'université implique qu'ils puissent choisir en toute connaissance de cause la filière ou la voie qui correspond le mieux à leurs aptitudes et à leurs goûts. Cela conditionne notamment l(atteinte de l'objectif de conduire 50 % des jeunes vers un diplôme de l'enseignement supérieur et leur donner des formations qualifiantes qui leur assurent un avenir professionnel. C'est dans cette perspective qu’est mis en œuvre le dispositif de l'orientation active.
Les lycéens qui souhaitent s'inscrire en première année de licence à l'université doivent recevoir une information claire et objective sur l'ensemble de l'offre de formation et sur les finalités et le déroulement de la procédure d'orientation active.
Une réunion du conseil de classe de terminale est notamment consacrée à l'orientation.
À cet effet, un document de dialogue est réalisé dans l'établissement sur lequel sont portées à la connaissance du conseil les intentions de l'élève. Les parents sont associés à ce dialogue. Le conseil donne, sous la présidence du chef d'établissement ou de son représentant, un avis à chaque lycéen sur ses intentions d'orientation post-baccalauréat. Cet avis n'a valeur que de conseil destiné à éclairer les choix de l'élève, qui pourra solliciter l'accompagnement du professeur principal dans les démarches à entreprendre ou la constitution des dossiers. Par ailleurs, cet avis indicatif ne fait pas obstacle et ne substitue pas aux procédures prévues pour les C.P.G.E., les S.T.S. ou encore les départements d'I.U.T.
Les professeurs, et en particulier les professeurs principaux, appuyés par des professionnels de l'orientation, ont un rôle essentiel à jouer dans la procédure d'orientation active. Ils aident les élèves à construire leur projet de poursuite d'études en s'assurant notamment qu'ils ont bien eu connaissance de l'information délivrée par les universités et des autres moyens à leur disposition pour obtenir du conseil. Ils se tiennent à leur disposition pour les aider à poursuivre leur réflexion dans le cas où l'université leur recommanderait d'infléchir leurs vœux ou de s'inscrire dans une autre filière que celle demandée initialement. Ils accompagnent également les élèves dans la préparation de l'entretien quand celui-ci leur est proposé ou quand le lycéen le sollicite.
Dans la démarche d'orientation active, le lycéen de classe de terminale peut en effet solliciter de sa propre initiative un entretien auprès de l'université. Il pourra être soutenu dans sa démarche par son professeur principal ou par l'enseignant référent.
Le chef d'établissement, responsable de l'orientation des élèves, veille à ce que les professeurs disposent eux-mêmes à cette fin des informations nécessaires, à ce qu'ils suivent les formations proposées dans le cadre du plan académique de formation et à ce qu'ils maîtrisent l'ensemble de la procédure.
Voir la Circulaire ministérielle relative à l’orientation des futurs bacheliers vers l'enseignement supérieur en vue de la rentrée 2009. .
Janvier 2009
Lutte contre l’absentéisme scolaire : recrutement de 5000 médiateurs de la réussite
5000 agents vont être recrutés en emplois aidés, dans le cadre du plan de relance de l'économie, pour lutter contre l'absentéisme scolaire, première source du décrochage et de l’échec scolaire.
Ces 5000 agents, appelés « médiateurs de la réussite », relèveront de l'Education nationale. Il s'agira de personnes connaissant les quartiers et les familles. Ils seront affectés dès le mois de mars, en priorité dans 215 quartiers difficiles et serviront d'interfaces entre l'école et les parents.
Certains établissements préviennent déjà les familles par SMS ou par téléphone en cas d'absence. Mais, selon le ministère, lorsque les familles ne veulent pas se déplacer ou ne répondent pas aux appels de l'école, il est important que ce soit l’école qui, au travers de ces médiateurs, aille à leur rencontre.
Stages de langue pour lycéens et collégiens
Des stages d'anglais gratuits seront proposés aux lycéens volontaires pendant les vacances, à partir de février. Ils se dérouleront sur une semaine à raison de trois heures par jour (à raison de 5 jours par semaine) et seront axés sur la pratique orale.
Les élèves seront répartis par groupes de niveau après une évaluation de leurs besoins en début de stage.
En ce qui concerne les collégiens, lés élèves volontaires se verront proposer des ateliers de pratique de l'anglais dans le cadre de l'accompagnement éducatif (activités proposées après la classe dans tous les collèges depuis la rentrée 2008), en plus du soutien et des activités sportives et culturelles.
Ces ateliers en collège et stages en lycée seront organisés par groupes dont la taille doit permettre une pratique intensive de l'anglais oral. Dans les deux cas, l’objectif est d’améliorer la compréhension de l'oral et la pratique orale, par l'entraînement à la compréhension, la prononciation, l’intonation. Les outils multimédia pourront être utilisés.
Les élèves seront encadrés par des enseignants volontaires rémunérés en heures supplémentaires, des "assistants d'anglais" ou des "locuteurs natifs".
Les chefs d'établissement sont chargés de l'information auprès des élèves et des familles.
Décembre 2008
Diffusion du livret "L'europe en poésie"
Le ministère de l'Éducation nationale met à disposition des écoles, des collèges et des lycées français un recueil de poèmes représentatifs des États membres de l'Union européenne intitulé "L'Europe en poésie". Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la Présidence française de l'Union européenne.
Chaque pays membre a choisi deux poèmes :
- l'un accessible aux élèves de l'école primaire,
- l'autre aux collégiens et aux lycéens.
Chaque texte, disponible en version originale et en traduction française, est accompagné d'une brève présentation de l'auteur.
Après les trois cahiers d'Europe parus en juin 2008, le recueil "L'Europe en poésie" a pour ambition de mieux faire connaître l'Europe aux élèves. Il peut être une ressource exploitable par les enseignants.
Livret scolaire à l’école
Le Code de l’éducation prévoit l’instauration, pour chaque élève du premier degré, du livret scolaire. Cet instrument de liaison entre les maîtres mais aussi entre l’école et les parents suit l’élève jusqu’à la fin de la scolarité primaire.
Une circulaire publiée au bulletin officiel du 25 novembre 2008 précise le contenu de ce livret qui comporte :
- Les documents d’évaluation pédagogique en usage dans l’école
- Les résultats en français et en mathématiques aux évaluations nationales de CE 1 et CM2
- Les attestations de maîtrise des connaissances et compétences en CE1 et CM2
- Les attestations de premier secours et de première éducation à la route
- Le cas échéant, les attestations de compétence en langue vivante au niveau A1 du cadre commun de référence
- Les propositions faites par le conseil des maîtres
Novembre 2008
Nouvelle version de la base informatique de données des élèves du primaire
Une nouvelle version de la "base élèves", base de données informatiques de l'école primaire, a été publiée le 1er novembre au Journal officiel dans un arrêté du ministère de l'Education nationale.
La "base élèves premier degré" est un fichier de données informatique rempli par les directeurs d'écoles lors de l'inscription des enfants,
dont l'objet est d'assurer :
- la gestion administrative et pédagogique des élèves du premier degré (inscription, admission, radiation, affectation dans les classes, passage dans une classe supérieure) ;
- la gestion et le pilotage de l'enseignement du premier degré dans les circonscriptions scolaires du premier degré et les inspections d'académie ;
- le pilotage académique et national.
Il est expérimenté depuis 2005 et doit être généralisé en 2009.
Les données à caractère personnel enregistrées concernent :
- l'identification et les coordonnées de l'élève (nom, prénoms, sexe, date et lieu de naissance, adresse de résidence, identifiant national élève) ;
- l'identification du ou des responsables légaux de l'élève ;
- les autres personnes à contacter en cas d'urgence ou autorisées à prendre en charge l'élève à la sortie de l'école (identité, lien avec l'élève, coordonnées);
- la scolarité de l'élève (dates d'inscription, d'admission et de radiation, classe, niveau, cycle);
- les activités périscolaires (garderie, études surveillées, restaurant et transport scolaires).
Aucune donnée relative à la nationalité et l'origine raciale ou ethnique des élèves et de leurs parents ou responsables légaux ne peut être enregistrée.
Les directeurs d'école, les inspecteurs de l'éducation nationale chargés de circonscription et les inspecteurs d'académie directeurs des services départementaux de l'éducation nationale ont accès à l'ensemble des données.
Les maires, à leur demande, et les agents municipaux chargés des affaires scolaires individuellement désignés, dans la limite de leurs attributions, sont habilités à accéder aux données à caractère personnel nécessaires à l'accomplissement de leurs missions : données relatives à l'identification et aux coordonnées de l'élève, à l'identité et aux coordonnées des parents ou responsables légaux ainsi que des autres personnes à contacter en cas d'urgence ou autorisées à prendre en charge l'élève à la sortie de l'école, à la scolarité suivie et aux activités périscolaires.
Le principal du collège d'affectation de l'élève entrant en classe de sixième est habilité à recevoir les données relatives à l'identification et aux coordonnées de l'élève, à l'identité et aux coordonnées des parents ou responsables légaux.
La durée maximum de conservation des données n'excédera pas le terme de l'année civile au cours de laquelle l'élève n'est plus scolarisé dans le premier degré.
Octobre 2008
Insertion professionnelle des jeunes en France: peut mieux faire
L'orientation scolaire doit être "repensée", c’est du moins ce que préconise un rapport du Conseil économique et Social (CES) selon lequel l'insertion professionnelle des jeunes continue de connaître des "perturbations" en France, alors que l'âge moyen de sortie du système scolaire est passé de 13 à 18,5 ans depuis 1945.
"Si notre système éducatif a fait un effort considérable en matière de formation initiale - l'âge moyen de sortie du système est passé de 13 ans à 18 ans et demi depuis 1945 - cette évolution s'accompagne cependant de perturbations dans le processus d'insertion", souligne le rapport, adopté du CES.
Le rapport pointe notamment des phénomènes de surqualification et un chômage grandissant chez les diplômés. Il rappelle également que 117.000 jeunes sortent chaque année sans diplôme du système scolaire et prône notamment un "repérage" des jeunes dès la classe de cinquième et souhaite qu'on propose un certificat de validation des acquis à ceux qui quittent l'école sans rien afin qu'ils puissent développer un projet professionnel. Pour les enseignants, il suggère "une formation à l'orientation, à la connaissance de l'entreprise et aux différents milieux professionnels".
A noter que le conseil économique et social régional d’Ile de France travaille également en ce moment sur la question de l’orientation.
L'enseignement à l'heure du numérique
Le plan « France numérique 2012 », dévoilé par les pouvoirs publics, inclut des dispositions qui toucheront directement l'enseignement, de l'école à l'université. Une série de mesures vise notamment à développer l'utilisation d'ordinateurs dès l'école primaire. Plusieurs modèles de PC ont ainsi été présentés. Ils résistent aux chocs, à la poussière et à l'eau, sont équipés de logiciels de reconnaissance de l'écriture et du dessin et permettent une utilisation interactive avec le professeur. Les collectivités pourront les acquérir dans le cadre d'un projet global comprenant la formation des enseignants, l'accès à des serveurs et à des contenus pédagogiques. Les familles pourront également les acheter directement, sans passer par leur mairie ou l’établissement de leur enfant. Le plan veut aussi faire passer l'université à l'heure du numérique. Il prévoit que les cours soient disponibles en ligne ou en podcast dès la sortie des amphithéâtres, que les professeurs puissent échanger par mail avec leurs étudiants, et que ceux-ci puissent gérer sur internet leur compte à la bibliothèque ou leur dossier administratif.
Le mariage entre méthodes pédagogiques et numérique sera renforcé avec la mise en place, par les enseignants, de blogs accueillant les travaux de groupe. L'offre de formations à distance, accessible sur le net, sera également développée. Enfin, une bibliothèque scientifique numérique doit également voir le jour. Elle pourra être consultée par tout professeur de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Présentation du nouveau dispositif d'évaluation en CE1 et CM2
Le nouveau dispositif d'évaluation qui doit s'appliquer cette année en français et mathématiques aux élèves de CE1 et CM2 a été présenté le 2 octobre par les services du ministère de l'Education à l'ensemble du corps des inspecteurs réunis à Poitiers.
Cette évaluation, qui aura lieu pour cette année scolaire du 19 au 23 janvier en CM2 et du 25 au 30 mai en CE1, aura pour nouveauté de répartir les élèves dans quatre catégories en fonction de leurs acquis.
Ces tests, en adéquation avec les programmes de 2008, comporteront 60 questions en français et 40 en mathématiques.
Les élèves dont le taux de réussite sera inférieur à 33% seront considérés comme "en grande difficulté scolaire" et seront la cible privilégiée des dispositifs d'aide personnalisée et de stages de remise à niveau. Ceux se situant "entre 33 et 50%" devront faire "l'objet d'une attention particulière", ceux dont le taux de réussite sera compris entre 50 et 66% seront ceux dont les savoirs sont "à consolider" et ceux se situant au-delà de 66% auront une "bonne performance".
Les résultats de l'élève et de son école seront transmis confidentiellement aux parents par les enseignants, une communication qui sera "orale" et sur "papier", à partir du 4 février en CM2 et du 10 juin en CE1.
Autre nouveauté, les données statistiques (hors résultats personnels), nationales, par académie, et par département, seront mises en ligne respectivement fin février et fin juin sur le site du ministère de l'Education. A contrario, afin d’éviter tout phénomène de concurrence entre établissements, les résultats individuels des écoles ne seront pas publics et resteront internes à l'Education nationale.
L'évaluation de 2007, en début de CE1 et de CM2 avait surtout pour fonction de repérer les élèves en grande difficulté, ne maîtrisant pas "le socle commun de connaissances et de compétences" de la loi Fillon 2005. Le nouveau dispositif n'y fait plus référence, ni aux dispositifs alors proposés, tels les programmes personnalisés de réussite éducative (PPRE) mis en place par l'ancien ministre Gilles de Robien.
Septembre 2008
Un Code de la paix scolaire en préparation
Le 15 septembre, Xavier Darcos a affirmé vouloir instaurer un « Code de la paix scolaire » valable pour tous les établissements français, en cas de dégradation, de violence ou de problème de comportement d'un élève. Laurent Huet (magistrat) a été chargé de formuler des propositions en vue de l'élaboration de ce code qui serait valable sur l'ensemble du territoire, « même s'il y aura des déclinaisons en fonction de la communauté éducative », a précisé le ministre. Ces « règles communes » devront obéir à trois principes :
- rechercher systématiquement « la responsabilité civile lorsque des dégradations sont commises, en particulier celles des parents ». Ces derniers devront rembourser les dégâts matériels causés par l'enfant ;
- ramener tout « élève qui se marginalise » aux règles de la vie en collectivité afin d'éviter le sentiment d'exclusion. Ainsi par exemple des travaux d'intérêt collectif à l'intérieur de l'établissement pourront être envisagés ;
- instaurer des procédures disciplinaires plus souples et rapides. Une commission disciplinaire pourrait ainsi être mise en place « pour permettre à tous les représentants de la communauté éducative de réagir beaucoup plus vite qu'un conseil de discipline formel ».
Dans l’ensemble, syndicalistes et parents d’élèves déplorent de ne pas avoir été consultés, mais approuvent sur le fond des mesures qui sont déjà en place dans de nombreux établissements.
Rapport de l'OCDE sur les rythmes scolaires
Dans son rapport annuel Regards sur l'éducation, l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) critique les rythmes scolaires français. Avec une moyenne de 35 semaines de cours par an, la France est en deçà de la moyenne de l'OCDE (38 semaines). Mais le temps d'enseignement français (887 heures de cours par an pour les élèves de 9 à 11 ans) est supérieur à la moyenne qui se situe à 810 heures. L'organisation internationale pointe des journées trop chargées pour les écoliers français, renforcées par l'instauration de la semaine de quatre jours.
Le guide pratique des parents
Soucieux d'associer les familles aux changements en cours dans l’école primaire, le ministère a souhaité les informer des nouveautés de la rentrée 2008 et des possibilités de participation à la vie de l'école, au travers d’un guide pratique des parents diffusé gratuitement.
Ce document contient :
- Un guide pratique rassemblant les informations nécessaires pour comprendre le fonctionnement de l'école primaire et des conseils pour accompagner efficacement son enfant tout au long de sa scolarité.
- Les nouveaux programmes de l'école élémentaire qui entrent en application à la rentrée.
- Des réponses aux principales questions que les parents peuvent se poser sur les nouveautés de la rentrée 2008.
Il est distribué gratuitement à 5,1 millions d'exemplaires dans toutes les écoles primaires et sera remis à chaque élève au cours de la semaine de la rentrée scolaire.
Diffusion d'une plaquette sur les dangers de l'internet
Le secrétariat d'Etat à la Famille et le ministère de l'Education nationale vont diffuser une plaquette à destination des parents, visant à protéger leurs enfants des dangers d'internet. Elle sera distribuée à 4,5 millions d'exemplaires.
Huit conseils y sont délivrés aux parents, qui sont incités, entre autres, à parler avec leur enfant de ses activités sur la toile, à activer le logiciel de contrôle parental de leur fournisseur d'accès à internet ou encore à ne pas laisser les jeunes enfants naviguer seuls.
Quelque 90% des enfants ont été confrontés au moins une fois à des contenus choquants, violents ou à caractère pornographique sur internet, établit la plaquette.
Il est aussi recommandé de limiter le nombre d'écrans individuels à la maison et le temps passé sur ces écrans, ou encore de vérifier que le jeu vidéo ou en ligne est adapté à l'âge de l'enfant.
D’après une étude récente, environ 96% des enfants surfent quotidiennement sur internet. et passent en moyenne chaque année bien plus de temps devant leurs écrans (1.200 heures) qu'à l'école (900 heures).
Août 2008
La loi sur le droit d'accueil en primaire promulguée
La loi créant un droit d'accueil à l'école primaire pendant le temps scolaire, en cas de grève ou d'"absence imprévisible" d'un professeur qui n'aurait pu être remplacé, a été promulguée et publiée au Journal officiel le 22 août.
Le texte, applicable dès cette rentrée, oblige les enseignants grévistes à se signaler à leur hiérarchie 48 heures avant le début du mouvement. Il met en place un dispositif d'alerte sociale obligeant les différentes parties à négocier avant le dépôt d'un préavis de grève. Le projet étend le service d'accueil pour l'élève en cas d'"absence imprévisible" du professeur et de son non-remplacement.
Le Conseil constitutionnel a jugé que l'instauration de ce droit d'accueil ne restreignait pas de façon injustifiée le droit de grève.
Voir également la circulaire Education nationale sur la mise en eouvre de ce dispositif
Juillet 2008
Adoption définitive du projet de loi relatif au droit d'accueil dans les écoles
Le 23 juillet, le projet de loi instituant un droit d'accueil pour les élèves des écoles maternelles et élémentaires pendant le temps scolaire a été définitivement adopté. Le texte s'applique aux écoles publiques mais également aux écoles maternelles ou élémentaires privées sous contrat. Tout enfant scolarisé dans une école maternelle ou élémentaire est accueilli pendant le temps scolaire pour y suivre les enseignements prévus par les programmes. Il bénéficie gratuitement d'un service d'accueil lorsque ces enseignements ne peuvent lui être délivrés en raison de l'absence imprévisible de son professeur et de l'impossibilité de le remplacer. Il en est de même en cas de grève, dans les conditions prévues aux articles L. 133-3 à L. 133-9 du Code de l'éducation.
Ainsi, en cas de grève des enseignants le service d'accueil est organisé par l'État, sauf lorsque la commune en est chargée en application de l'article L. 133-4 du Code de l'éducation. Les communes organisant ce service bénéficieront d'une compensation financière versée par l'État. Le service d'accueil est mis en place lorsque le nombre de personnes qui ont déclaré leur intention de participer à la grève est égal ou supérieur à 25 % du nombre de personnes exerçant des fonctions d'enseignement dans l'école. Pour faciliter la mise en place du dispositif, les enseignants qui entendent faire grève devront déclarer à l'autorité administrative leur intention d'y prendre part, au moins 48 heures avant le début du mouvement. La loi prévoit également une procédure de prévention des conflits permettant dans la mesure du possible, d'éviter le recours à la grève par une négociation préalable entre parties.
Ce texte fait l’objet d’une saisine du conseil constitutionnel par les Sénateurs socialistes au motif qu’un tel accueil remettrait en question le droit de grève ? A suivre…
Orientation scolaire : bilan du Haut conseil de l'éducation
Le Haut Conseil de l'Éducation établit chaque année un bilan des résultats obtenus par le système éducatif . Pour 2008, le Haut Conseil a porté son attention sur l'orientation scolaire dans l'enseignement secondaire.
L'Assemblée adopte le texte sur l'accueil des élèves en cas de grève
L'Assemblée nationale a adopté mercredi le projet de loi qui impose l'accueil à l'école des enfants de maternelle et de primaire, en cas de grève ou d'absence "imprévisible" d'un professeur qui n'a pu être remplacé.
Les députés ont étendu cette obligation aux élèves des écoles privées sous contrat avec l'Etat.
Selon le texte, l'élève "bénéficie d'un service d'accueil" lorsque "les enseignements ne peuvent lui être délivrés en raison de l'absence imprévisible de son professeur et de l'impossibilité de la remplacer. Il en est de même en cas de grève". Le texte fait obligation aux communes d'organiser un service d'accueil si le nombre de grévistes atteint, par école, 25% des enseignants. En contre-partie de ce service d'accueil, les communes percevront une compensation de l'Etat. Le texte impose par ailleurs que l'Etat et les syndicats mènent une "négociation préalable", dans un délai maximal de huit jours, avant tout dépôt d'un préavis de grève.
Examiné en urgence (une seule lecture par assemblée), le texte doit être maintenant soumis à une commission mixte paritaire avant une adoption définitive, les 23 ou 24 juillet, pour une entrée en vigueur dès le 1er septembre.
Baccalauréat 2008
L'édition 2008 du bac, qui fêtait ses 200 ans, a permis à 83,3% des 621.000 postulants de remporter le précieux sésame pour les études supérieures. Ce taux est identique à celui de juillet 2007, une année record. Toutefois, selon le ministère, compte tenu des évolutions démographiques, la proportion d'une classe d'âge qui l'obtient s'établit à 63,4% (63,6% en 2007). Ce taux plafonne depuis 1995 (64%). Il était d'environ 30% il y a 20 ans.
Dans le détail, le taux de réussite 2008 pour le baccalauréat général, à 87,8% est supérieur à celui de toutes les sessions antérieures (87,6% en 2007).
La série L (littéraire), avec un taux de 86,1% de réussite, enregistre une hausse de 1,8 point par rapport à 2007. La série S (scientifique), avec un taux de 89,1%, augmente de 0,7 point par rapport à l'an dernier. La série ES (sciences économiques et sociales) voit son taux de réussite diminuer de 1,5 point, pour s'établir à 86,8%.
Par ailleurs, la réussite au baccalauréat technologique franchit le seuil des 80%, avec un taux de succès de 80,2% (79,5% en 2007). La réussite augmente dans le secteur tertiaire et diminue dans les secteurs industriel et agricole.
En métropole, comme l'an dernier, l'académie de Créteil, qui concentre le plus d'établissements difficiles, a les résultats les moins bons (80,5% pour le bac général et 71,4% pour le bac techno). Grenoble arrive en tête du tableau pour le bac général avec 92,6% de taux de réussite. Pour le bac techno, c'est l'académie de Nantes (87%) qui a la première place.
En ce qui concerne l’académie de Versailles, les résultats du baccalauréat général sont en légère baisse cette année, et la placent en 18ème position sur les 26 académies métropolitaines, avec les taux de réussite suivants :
Série L |
série ES |
Série S |
Toutes séries |
Rappel 2007 |
|
VERSAILLES |
84,7 % |
87,1 % |
89,0 % |
87,7 % |
88,2 % |
France métropolitaine |
86,3 % |
86,9 % |
89,2 % |
88,0 % |
87,8 % |
S'agissant du bac professionnel, il est en baisse, avec 76,6% des candidats ayant réussi à la décrocher (contre 77,9% en 2007). La baisse est commune aux secteurs des services et à celui de la production. Seul le secteur de la production agricole voit son taux augmenter.
Le bac qui a fêté cette année ses 200 ans est né par un décret du 17 mars 1808. Les premiers bacheliers étaient alors au nombre de 31. La première bachelière, Julie Daubié, a décroché son diplôme en 1861, à 37 ans.
Cette année, afin que les élèves de seconde et de première puissent avoir cours le plus possible en juin, le ministre de l'Education avait décidé de repousser d'une semaine la tenue des épreuves par rapport à l'an dernier. Dans certaines académies, les cours continuaient de se tenir en même temps que les épreuves.
Ainsi, pour les élèves de seconde des académies expérimentales, les cours auront duré de 8 à 10 jours de plus que les années précédentes.
Juin 2008
La rentrée 2008 à l'école primaire : mode d'emploi
L'école primaire sera marquée à la rentrée prochaine par de nouveaux programmes qui insisteront sur le français et les mathématiques, par la fin du samedi matin et par une aide personnalisée pour les élèves en difficultés. Ces réformes visent à réduire l'échec scolaire par trois en cinq ans, alors que 15% des élèves sont en échec à la fin du primaire et donc mal préparés au collège.
Concernant les nouveaux programmes, le nombre d'heures par semaine de français et de mathématiques est imposé, mais le ministère n'a fixé que des volumes horaires annuels pour les autres disciplines (éducation physique, langue étrangère, éducation artistique et découverte du monde).
Les maîtres pourront ainsi organiser des "projets" sur les arts ou la découverte du monde concentrés en une ou deux semaines.
L'autre grande nouveauté consiste en la suppression du samedi matin, remplacée par une aide personnalisée pour les élèves en difficultés, par groupe de trois à six. Cette aide débutera en octobre, après une observation destinée à repérer les difficultés des élèves. Deux heures par semaine pendant 27 semaines y seront consacrées. L'organisation sera en fait très diverse suivant les départements, le plus courant pouvant être 1 heure après 16H00 deux fois par semaine, ou 30 minutes tôt le matin avant la classe quatre fois par semaine. Le ministère prône l’homogénéité dans les différentes écoles d'une même ville et a demandé aux académies de prendre contact avec les maires de façon à "harmoniser" cette aide avec ce qui existait déjà comme activités périscolaires organisées par les communes. Sur ce sujet, voir également le communiqué de l’AD 78 du 19 juin 2008.
L'aide personnalisée sera une "aide ponctuelle" de quelques semaines ou quelques mois, en français, mathématiques ou méthodologie, pour éviter que les difficultés passagères d'un élève ne se transforment en décrochage permanent. Elle sera organisée sur la base de volontariat, "pour ne pas être perçue comme une punition" et sera proposée aux élèves et à leurs parents.
Accueil dans les écoles publiques en cas de grève (suite)
Les sénateurs ont adopté le 26 juin le texte relatif à l'accueil des enfants dans les écoles maternelles et élémentaires en cas de grève et introduisant l'obligation d'"une négociation préalable" avant l'arrêt de travail. Ce texte oblige les communes à accueillir les élèves à partir d'un seuil de grévistes que les sénateurs ont fixé à 20% du total des enseignants de la commune mais aussi en cas d'absence du professeur s'il n'est pas remplacé. Il impose en outre que l'Etat et les syndicats mènent une "négociation préalable", dans un délai de huit jours maximum, avant tout dépôt d'un préavis de grève. Les enseignants devront également déclarer individuellement à leur hiérarchie leur intention de faire grève "48 heures à l'avance". Pour ce service, la commune recevra une "compensation" de l'Etat, dont le montant et les modalités doivent encore être précisés. Ces sommes seront payées indirectement par les retenues faites sur les salaires des grévistes. Enfin, c'est l'Etat, et non la commune, qui sera responsable pour "tout fait dommageable commis ou subi par un élève" les jours où l'accueil est organisé, selon un autre amendement.
Ce texte doit maintenant être examiné par l'Assemblée nationale, courant juillet.
Arrêté du 9 juin 2008 fixant les horaires des écoles maternelles et élémentaires
Document définissant les horaires d’enseignement à l’école élémentaire, répartis par domaine disciplinaire.
Mai 2008
Avant-projet de loi instaurant un droit d'accueil des élèves au primaire les jours de grève
Le ministre a présenté aux syndicats les grands axes du projet de loi "instituant un droit d'accueil pour les élèves des écoles maternelles et élémentaires pendant le temps scolaire obligatoire".
Principe du droit à l'accueil
"Tout enfant scolarisé dans une école maternelle ou élémentaire publique y est accueilli pendant le temps scolaire obligatoire pour y suivre les enseignements prévus par les programmes. Sauf motif imprévisible, lorsque ces enseignements ne peuvent être dispensés, il bénéficie d'un service d'accueil"
Seuil à partir duquel les communes doivent organiser l'accueil
Lorsqu'au moins 10% "du nombre total des enseignants exerçant leurs fonctions dans les écoles publiques d'une commune" ont annoncé leur intention de faire grève, la commune "organise le dispositif nécessaire à l'accueil des enfants". Les maires sont informés du nombre de grévistes dans les écoles, mais pas nominativement.
Financement
"L'Etat verse une contribution financière aux communes lorsqu'elles ont effectivement mis en place" l'accueil des élèves. Un décret précisera "le montant et les modalités de versement de cette contribution". Cette dernière "tient compte du nombre d'élèves effectivement accueillis".
Négociation préalable
Avant tout dépôt d'un préavis de grève, l'Etat et les organisations syndicales doivent conduire une "négociation préalable". Cette "procédure d'alerte sociale", qui sera fixée par un décret en Conseil d'Etat, "est inspirée de ce qui a été mis en place dans les transports".
Concrètement:
- une organisation syndicale ayant l'intention de déposer un préavis de grève doit en faire une "notification à l'Etat".
- l'Etat a ensuite trois jours pour réunir les organisations syndicales ayant procédé à cette notification.
- l'Etat et ces organisations syndicales doivent ensuite négocier, dans une durée "qui ne peut excéder huit jours francs à compter" de la notification.
- à l'issue de cette négociation, un relevé de conclusions est rédigé. En cas d'accord, un préavis de grève n'est pas déposé. Dans le cas contraire, le ou les organisations syndicales déposent un préavis de grève.
Déclaration préalable des grévistes
Lorsqu'un préavis de grève a été déposé, les enseignants des écoles primaires qui veulent faire grève doivent informer, "48 heures avant" la grève, "l'autorité administrative dont ils relèvent" (inspecteur académique ou inspecteur de circonscription). Les informations issues de cette déclaration "sont couvertes par le secret professionnel".
Cinq chantiers pour développer le numérique à l'école
Le 21 mai 2008, la mission E-educ présidée par Jean Mounet a remis son rapport au ministre de l’éducation nationale, dans lequel elle propose cinq chantiers pour développer le numérique à l’école.
Chantier n°1 : Bâtir l’École numérique
Chantier n°2 : Optimiser l’action conjointe des pouvoirs publics
Chantier n°3 : Conduire et accompagner le changement
Chantier n°4 : Stimuler la production de ressources numériques et de services
Chantier n°5 : Mobiliser les entreprises du secteur dans un partenariat éducatif pour le numérique
Le rapport préconise entre autres de multiplier les projets d’école en rapport avec le domaine du numérique et de "développer un partenariat éducatif pour le numérique avec les entreprises du secteur".
Sur les cinq grands chantiers proposés, le ministre de l’Education a retenu quelques mesures à mettre rapidement en place.
Dès la rentrée prochaine, chaque lycée, chaque collège et chaque école devra inclure un volet ‘numérique’ dans son projet d'école ou son projet d'établissement. Par ailleurs, afin de généraliser les "espaces numériques de travail" (ENT), le ministre souhaite que d'ici 2010, tous les élèves utilisent "un cahier de texte numérique" et que les échanges internes aux établissements se fassent avec un objectif "zéro papier". Actuellement, 600 000 élèves - sur 12 millions – ont déjà un compte ENT, consultable chez eux, au CDI ou dans une salle de permanence.
Le ministre a également annoncé la création d’un observatoire national des Tice pour recenser les expériences nationales et internationales et les acteurs du secteur ainsi que la mise en place d’un site recensant les bonnes pratiques, les ressources et les usages pour les enseignants en matière de Tice.
En savoir plus (site du ministère)
Synthèse du rapport (document pdf 2 pages)
Intégralité du rapport (document pdf 91 pages)
Calendrier des écoles primaires
Un décret du 15 mai est venu modifier le texte de base de 1990 définissant l'organisation de la semaine scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires à compter de la rentrée de l'année scolaire 2008-2009.
La règle est désormais la semaine de 4 jours, lundi, mardi, jeudi et vendredi.
Un calendrier dérogatoire est toujours possible mais il ne pourra avoir comme conséquence :
- D'instaurer la classe le samedi matin,
- De porter le nombre de jours de classe à 5 par semaine (9 demi-journées au maximum),
- De modifier le calendrier national des vacances scolaires.
Le dispositif de mise en œuvre d'un calendrier dérogatoire est inchangée (demande du conseil d'école, avis de l'IEN et de la commune, décision de l'IA, durée maximale de 3 ans) mais semble difficile à pouvoir être mis en œuvre à la prochaine rentrée en raison des délais de traitement des demandes. Des instructions départementales devraient venir définir les conditions de mise en œuvre de ces dispositions nationales.
Voir un tableau de présentation des textes réglementaires (espace membre)
La mixité à l'école est elle remise en cause ?
Le Parlement a adopté le 15 mai dernier, une disposition permettant d'organiser des enseignements "par regroupement d'élèves en fonction de leur sexe", dans le cadre d'un nouvel arsenal de mesures contre les discriminations (origine, âge, sexe, orientation sexuelle, santé et handicap...) et transposant en droit français cinq directives de l'Union européenne sur la lutte contre les discriminations.
La FSU, principal syndicat d'enseignants, a demandé le retrait de ce texte, estimant que "la mixité à l'Ecole" est "mise en cause". "La FSU considère que cette décision rétrograde consacrerait un recul dans la marche vers l'égalité. Elle est irrecevable et remet gravement en cause l'organisation de notre système éducatif. Elle ouvrira une brèche supplémentaire, permettant d'alimenter les écoles privées, parfois à caractère communautariste, qui auront tôt fait de s'emparer de ce texte pour se développer", estime-t-elle.
En réponse, le ministère de l'Education a assuré jeudi que le "principe organisateur de l'enseignement dans les établissements publics restait celui de la mixité".
"Limité dans sa portée, cet article ne fait que rappeler un état du droit antérieur. La formulation juridique retenue exclut toute incitation à développer des enseignements séparés", affirme le ministère. "Le principe organisateur de l'enseignement dans les établissements publics reste donc naturellement celui de la mixité", ajoute-t-il. Il rappelle également que "les exceptions sont limitées aux stricts besoins de certains enseignements intervenant dans des contextes spécifiques. C'est ainsi le cas de certains enseignements d'EPS (piscine par exemple) et de l'enseignement de la sexualité que Jack Lang (lorsqu'il était ministre de l'Education, ndlr) avait instauré au collège. Dans cette matière, la séparation des sexes a d'ailleurs permis une expression des jeunes adolescents impossible autrement".
Polémique a priori ou réelle remise en cause de la mixité ? L'avenir nous le dira.
Nouvelles technologies : un site dédié aux enseignants
Quatorze entreprises du secteur des télécoms et de l'informatique ont lancé un site internet européen pour aider les enseignants à mieux faire face à l'utilisation des nouvelles technologies par leurs élèves.
L'objectif est de donner aux enseignants toute information utile pour pouvoir apprendre aux enfants comment utiliser de manière sûre ces technologies.
Ce projet est animé par European Schoolnet, un réseau émanant des ministères européens de l'Education et visant notamment à développer l'usage des nouvelles technologies à l'école.
Le site www.teachtoday.eu est disponible en six langues: anglais, français, allemand, espagnol, italien et tchèque.
Pour accéder au site teachtoday.eu : cliquez-ici
Vers un "lycée à la carte" ?
Le ministre de l’Education, Xavier Darcos, a évoqué le 9 mai, dans le journal Le Monde, sa vision d’un "lycée à la carte". Le ministre propose que les emplois du temps alternent les cours et des "moments d'étude" et permettent d'"offrir systématiquement du soutien à ceux qui en ont besoin".
Il envisage également de "remplacer le redoublement par des enseignements complémentaires". Le ministre souhaite également une meilleure préparation des lycéens de terminale à la première année d'université. Le but de cette réforme serait, selon le ministère, de "permettre une plus grande autonomie des lycéens", en s'appuyant sur un "enseignement plus personnalisé" et en préparant "mieux à l'enseignement supérieur". Une personnalité sera désignée en juillet pour mener à bien une mission sur la réforme du lycée en vue d’une application à la rentrée 2009.
Nouveaux programmes pour l'école primaire
Le 29 avril, les nouveaux programmes pour l’école primaire ont été présentés. Ils s'inscrivent dans le cadre de la réduction à 24 du nombre d'heures hebdomadaires (contre 26) que les enfants passeront en classe.
Ils prévoient en CP et CE1 (cycle 2) 10 heures de français et 5 heures de mathématiques et du CE2 au CM2 (cycle 3) 8 heures de français et 5 heures de mathématiques. Le reste des horaires a été calibré annuellement.
Les CP et CE1 bénéficieront ainsi de 54 heures de langue vivante, 108 heures de sport, 81 heures de pratique artistique, autant pour la «découverte du monde» et l'instruction civique et morale. Les élèves de cycle 3 feront autant de sport et de langue que les CP, mais seulement 78 heures de pratique artistique et histoire des arts, autant de culture scientifique et technologique et d'histoire-géographie.
Le principe de la «transversalité», c'est-à-dire le fait que les «langages de référence que sont le français et les mathématiques» s'utilisent dans toutes les autres matières, est au cœur de ces programmes.
Consulter l’intégralité des ces nouveaux programmes
Avril 2008
Organisation de la semaine scolaire en primaire : toujours dans l’attente des textes officiels.
Alors que la fin de l’année scolaire approche, nous n’avons toujours aucune information sur ce qui va se passer à la prochaine rentrée, d’autant plus que le projet de décret concernant l'organisation du temps scolaire, à la suite de la suppression de l'école le samedi matin à la rentrée 2008, a été rejeté fin mars par la majorité de la communauté éducative lors d'un vote, uniquement consultatif, du Conseil supérieur de l'éducation (CSE). Le CSE est un organe consultatif, composé de 97 membres représentant l'ensemble de la communauté scolaire et universitaire. Il donne son avis au ministre sur tout ce qui concerne l'école, sachant que ce dernier peut ne pas en tenir compte.
Le projet de décret prévoit qu'à partir de la rentrée prochaine, le nombre d'heures hebdomadaires pour tous les élèves passe de 26 à 24. Les deux heures dégagées bénéficient aux "élèves rencontrant des difficultés d'apprentissage".
C'est "le maître de chaque classe (qui) dresse, après avoir recueilli l'accord des parents (...), la liste des élèves qui bénéficieront de l'aide personnalisée organisée pour répondre à leurs besoins spécifiques, dans la limite de deux heures par semaine".
Pour les autres, "les cours auront lieu à raison de six heures par jour les lundi, mardi, jeudi et vendredi", indique la note de présentation du décret.
Il est toutefois possible "d'aménager localement la semaine scolaire, en laissant aux instances locales le choix de travailler 4 jours ou 9 demi-journées", étant entendu qu'aucune demi-journée ne peut avoir lieu le samedi.
Si pour certains, la réaffectation des heures libérées pour le soutien va engendrer des inégalités selon les écoles, d'autres approuvent en revanche la liberté accordée à chaque d'établissement de l'organiser comme il l'entend.
Avis de la peep :
En ce qui concerne la Peep, nous serons très attentifs aux conditions de mise en œuvre de ce soutien, notamment en termes de calendrier (après la classe, le samedi matin ?) et de contenu : nous pensons en effet que ce soutien doit privilégier « l’apprendre autrement » afin de ne pas ajouter « de l’école à l’école » pour des enfants déjà en difficulté dans le système classique.
Discipline : vers un Code de la paix dans les collèges et lycées ?
Laurent Huet, substitut du procureur au Tribunal de Grande Instance de Paris, a été chargé par Xavier Darcos de rédiger un code de la paix pour les établissements scolaires, afin notamment d’uniformiser les règlements intérieurs des établissements, surtout pour les sanctions des élèves. Pour le moment en effet, on passe directement du blâme à l'exclusion, sans mesures médianes. Laurent Huet propose par exemple de multiplier les travaux d'intérêt général, déjà en place dans certains établissements.
Fiche pratique sur les remplacements de courte durée des personnels enseignants.
Le dispositif de remplacement des enseignants du second degré absents pour une courte durée a été mis en place progressivement au cours de l’année scolaire 2005-2006. Ce dispositif est organisé par les chefs d’établissement. Sur les 233 millions d’heures de cours à assurer dans l’année scolaire au collège et au lycée, 2 millions d’heures environ doivent chaque année être remplacées pour pallier les absences prévisibles de professeurs du fait des examens et des concours, des formations ou des raisons de santé. En 2003-2004, 25% seulement des heures ont été remplacées. En 2005-2006, 1 million d’heures de remplacement de courte durée ont été effectuées, soit un taux de 50%. Le lien ci-après vous permettra d’accéder à une fiche pratique présentant le dispositif de remplacement des absences de courte durée.
Suppression de la carte scolaire : une circulaire envoyée aux recteurs.
Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale, a envoyé aux recteurs d'académies une circulaire précisant les modalités de l'assouplissement de la carte scolaire pour les collégiens et les lycéens pour la prochaine rentrée scolaire. Selon les termes de cette circulaire, le ministre demande aux recteurs "de veiller à satisfaire chacune des demandes qui seront présentées par les familles, dans la seule limite de la capacité d'accueil de l'établissement". Pour septembre prochain, les familles peuvent dès la rentrée des vacances de printemps faire part de leurs souhaits. Les demandes d'inscription se feront via un dossier distribué par le collège. Les réponses seront données courant juin, en fonction des académies.
Malgré l’assouplissement de la carte scolaire, des règles restent en vigueur, selon la circulaire. Ainsi, s'il reste des places disponibles dans les collèges convoités, elles doivent être attribuées en priorité aux candidats souffrant d'un handicap, bénéficiant d'une prise en charge médicale importante à proximité de l'établissement demandé, aux boursiers, aux élèves qui doivent suivre un parcours scolaire particulier, ceux dont un frère ou une sœur est scolarisé dans l'établissement souhaité et enfin aux élèves dont le domicile, en limite de zone de desserte, est proche de l'établissement souhaité.
Préparation de la rentrée 2008 : diffusion de la circulaire ministérielle.
Le ministère a diffusé début avril une circulaire relative à la préparation de la rentrée scolaire 2008, qui met en évidence dix grandes orientations prioritaires :
- scolariser les élèves handicapés ;
- clarifier les objectifs de l’école primaire et mieux apprécier les résultats des élèves ;
- développer l’éducation artistique et culturelle ;
- découvrir les métiers et les formations pour mieux s’orienter ;
- assurer l’égale dignité des différentes voies de formation en rénovant la voie professionnelle ;
- améliorer l’efficacité de l’éducation prioritaire pour plus d’équité scolaire ;
- assouplir la carte scolaire pour renforcer l’égalité des chances ;
- généraliser l’accompagnement éducatif ;
- lutter contre toutes les violences et toutes les discriminations, notamment l’homophobie ;
- développer l’ouverture à l’Europe dans le cadre de la Présidence française de l’Union européenne.
Avis de la peep :
Si nous ne pouvons que souscrire à certains de ces objectifs, comme l’accueil des enfants handicapés, la continuité école – collège ou l’ouverture à l’Europe, nous devrons nous montrer vigilants sur l’application de certains points, comme par exemple la lutte contre toutes les discriminations, les expériences du passé nous ayant montré que certaines associations confondent cet objectif avec du prosélytisme.
Voir l’intégralité de la circulaire au BOEN
