DOSSIER SPECIAL GRIPPE A (suite)
Grippe A/H1N1 : la circulaire adressée aux personnels de l'Éducation nationale
« Il faut que l'ensemble des personnels de l'Éducation nationale se mobilise pour participer à la lutte contre la propagation du virus et assure au mieux la continuité du service public dans un esprit de responsabilité et d'initiative », indique la circulaire sur la prévention de la grippe A/H1N1 adressée aux personnels de l'Éducation nationale, aux chefs d'établissement, et aux directeurs d'école le 1er septembre 2009.
Rappelant le contexte mondial de pandémie grippale, la circulaire se propose d'apporter les réponses que la communauté éducative attend, en matière d'hygiène et de santé au travail et en matière de continuité pédagogique.
DIFFUSER LES GESTES BARRIÈRES.
S'agissant du rôle des personnels de l'Éducation nationale, l'importance des gestes barrières est soulignée, tant à titre personnel que dans la diffusion vers les élèves, qui empêchent la propagation du virus :
- se laver les mains plusieurs fois par jour avec du savon ou utiliser une solution hydro-alcoolique ;
- se couvrir la bouche et le nez avec sa manche ou un mouchoir à usage unique en cas d'éternuement ou de toux ;
- appeler son médecin traitant en cas de symptômes grippaux.
Il est essentiel à cet égard que les élèves et les personnels des établissements et écoles aient accès à des installations propres et pourvues en produits hygiéniques adaptés (savon liquide, essuie-mains jetables…).
Il est par ailleurs demandé aux agents de l'Éducation nationale de signaler toute insuffisance dans le domaine de l'hygiène à l'agent chargé de la mise en œuvre des règles d'hygiène et de sécurité (ACMO), ainsi qu'au chef de service, au chef d'établissement ou au directeur d'école, afin que des mesures correctrices soient prises rapidement.
QUE FAIRE EN CAS DE SYMPTÔMES GRIPPAUX ?
Les agents qui présentent des symptômes grippaux ne doivent pas se rendre sur leur lieu de travail, et consulter un médecin. Lorsque les premiers symptômes grippaux apparaissent sur le lieu de travail, ils doivent s'isoler et en informer immédiatement le chef d'établissement ou le supérieur hiérarchique avant de consulter un médecin traitant.
QUE FAIRE SI UN ÉLÈVE EST MALADE ?
Si un élève présente des symptômes grippaux, il doit être isolé de la communauté scolaire tout en restant sous la surveillance permanente d'un adulte, dans l'attente d'un contact avec les parents permettant le retour à domicile et la prise en charge médicale par le médecin traitant.
FAUT-IL PORTER DES MASQUES ?
Suivant les recommandations des autorités sanitaires, l'usage de masques pour l'ensemble des personnels n'est pas nécessaire, sauf pour le personnel de santé de l'Éducation nationale appelé à être en contact étroit et rapproché avec un élève ou un adulte présentant des symptômes grippaux.
DES VACCINS SONT-ILS PRÉVUS ?
Le gouvernement a conçu une campagne de vaccination contre le virus grippal qui sera mise en œuvre le moment venu selon les priorités définies par les pouvoirs publics.
QUELLES MESURES POUR LES PERSONNES À RISQUES ?
Les populations « à risque », personnes souffrant de pathologies ainsi que les femmes enceintes, sont invitées à se signaler aux services de médecine de prévention, qui pourra envisager « un aménagement de leurs conditions d'exercice. Leur situation sera alors prise en considération avec la plus grande attention dans le souci d'une meilleure protection contre le risque de contamination.
LES AUTORISATIONS D'ABSENCE.
Les personnels peuvent par ailleurs bénéficier, comme tout agent public, d'autorisations d'absence pour garder un enfant malade et lui donner des soins.
COMMENT ASSURER LA CONTINUITÉ PÉDAGOGIQUE ?
La circulaire rappelle que la fermeture de classes, voire d'établissements scolaires, est à ce stade « envisagée ». La nécessaire protection des personnes est donc susceptible d'induire des ruptures plus ou moins importantes dans la scolarité des élèves.
Il est donc demandé aux personnels de préparer à toutes fins utiles le maintien de la continuité pédagogique.
La circulaire détaille également la conduite à tenir dans trois cas de figure :
- celle des élèves particulièrement vulnérables pour des raisons médicales, pour lesquels doivent être prises des mesures individuelles spécifiques ;
- les fermetures locales, décidées par le préfet, pour une durée n'excédant pas six jours en règle générale ;
- les fermetures massives, régionales ou nationale, en cas de pandémie de grande ampleur et de haut niveau de gravité.
Pour une meilleure coordination, les conseils des maîtres et les conseils pédagogiques se saisiront de cette question le plus tôt possible après la rentrée scolaire et les directeurs d'école et les chefs d'établissement veilleront à l'information des familles. Un rattrapage sera organisé dès le retour en classe.
Pour les écoles primaire, en cas de fermeture un ensemble de travaux à faire à la maison doit être prévu pour tous les élèves concernés et leur être remis le plus rapidement possible dès connaissance de l'avis de fermeture de la classe ou de l'école. Il s'agit de recherches à effectuer à la maison, de lectures, d'exercices d'entraînement, principalement en français et en mathématiques, en prenant notamment appui sur les manuels disponibles dans l'école et sur les banques d'exercices disponibles.
Au collège et au lycée, il appartient à chaque professeur d'assurer la continuité pédagogique des cours de sa discipline. Chaque établissement s'organisera en fonction de ses moyens : ENT, mise en ligne des cours sur le site de l'établissement. Si le site de l'établissement est indisponible, et pour les élèves ne disposant pas d'accès à internet, les travaux à faire à la maison seront remis aux élèves dès l'avis de fermeture de la classe ou de l'établissement. De surcroît, les professeurs conseilleront aux familles équipées d'internet de se connecter au site www.academie-en-ligne.fr, mis en place par le CNED.
Ce n'est que dans l'hypothèse d'une fermeture d'établissements de grande ampleur, que la diffusion de programmes pédagogiques sur France 5 et France Culture est envisagée. Des enseignants « référents » assureront alors des permanences dans chaque établissement. Ils serviront d'intermédiaires entre les élèves et leurs enseignants, en utilisant Internet ou le téléphone, afin d'assurer un suivi du travail demandé .
